Avant de débuter le récit, j'ai deux/trois choses importantes à vous préciser.
Premièrement , il est important que vous compreniez que l'histoire que vous allez entendre n'a aucun lien avec tout ce que nos héros adorés font en ce moment - à savoir, travailler au Honey Bee Manor. Etre payer pour une partie de sautes-moutons pour être plus claire-. Ceci n'est en aucun cas la véritable fin de ce que vous allez entendre, soyez-en bien conscient! Sinon cela va altérer votre vision et votre compréhension de l'histoire, ce qui serait fort dommage! LE HBM n'est que notre rêve parallèle, rêve qui rapporte pas mal d'ailleurs 8D
Deuxièmement , je n'ai pas coupé le récit en chapitres ou parties distinctes, j'ai opté pour des parties plus ou moins inégales, mais pas trop lourdes pour vos propres oreilles - ou yeux, techniquement parlant-, mais un certain ordre est malgré tout respecter. On ne va pas instaurer la zone partout non plus è_é
Et pour finir , il est normal que certaines choses vous échappent, surtout si vous n'avez pas suivit leurs aventures depuis le départ, mais n'ayez crainte, l'histoire comporte elle-même bon nombre d'éléments de réponses. Et c'est sans oublier que vous pouvez poser toutes sortes de questions pendant chaque pause!
*La porte s'ouvre de nouveau pour laissez entrer Elena et Quistis, des cris retentissant au second étage*
Ah tiens...Reno s'est réveillé et c'est déjà remis au travail...? Installez-vous les filles.
Elena *qui s'asseoit sur les genoux de Yazoo* : Non, je l'ai réveillé malencontreusement à coup de sèche-cheveux, c'est pour ça que je suis ici 8D Et puis qui sait, y a peut être Sephi' et Vincent qui font du bruit aussi...
Quistis: Faites pas attention à ce quelle dit, c'est juste son plus gros fantasme.
Oui et bien garde tes fantasmes pour toi 'Lena. Faut qu'on s'y mette sinon les pauvres gens sont pas sortis de l'auberge... Voici donc la toute première partie de cette histoire!
--------------------------------------
Quistis Trèpe, ancienne professeur à la Balamb Garden University et à présent l'une des SeeD les plus reconnue dans cette nouvelle aire de paix mondiale, se retournait sans cesse dans son lit glacé, scrutant le vide avec inquiétude. Son horloge murale blanche cliquetait, indiquant les infernales et vaines secondes qui venait amplifier le tumulte qui l'habitait. Déjà deux heures du matin et le sommeil ne l'attirait toujours pas pour la énième nuit depuis bientôt deux mois. Oui, depuis la fin de la Guerre des Sorcières, cette grande victoire qui avait réjoui le peuple, lui restait amère, lui brûlait le coeur plus que de le gonfler de bonheur, elle ne dormait presque plus. Certes, ils avaient remporté la guerre, avaient débarrassé la Terre de cet immonde fléau, permettant à chacun de retrouver ses nuits paisibles d'antan. Mais pas elle. Chaque nuit, dans le secret de ses draps aussi froids que son regard azur, elle se lamentait sur ce qu'ils avaient perdu plus que ce qu'ils avaient gagné au prix de nombreux efforts...Enfin elle, et seulement elle , sentait ce nouveau vide dans tout son être, son coeur pourtant désert de tout sentiment -en apparence -. La jeune femme, en se lançant dans cette affaire captivante, avait pensé, avec une pointe de mépris pour elle-même, que de toute façon, elle n'avait rien à perdre...Puisqu'elle n'avait rien; et que la victoire la contenterait un tant soi peu. Mais cela n'avait eu aucun impact sur elle, hormis d'être reconnue partout. Contrairement à ses fidèles compagnons, elle n'avait personne pour l'écouter, la consoler, elle avait été destituée de son statut de professeur...et jamais personne n'y prêtait attention. Jamais avec Amour. D'après tout le monde, Quistis n'avait besoin de personne: elle était une femme forte, froide et indépendante que les sentiments rendaient malade. Sa meilleure amie était la solitude.
Qu'importe ces éternels problèmes qui, somme toute, lui devenait coutumiers et presque supportables, ce qui la torturait depuis tout ce temps était "un détail" au dénouement de cette guerre. Ce n'était pas l'état de santé de cette chère Rinoa, la sorcière bien aimée de Squall - encore plus désagréable qu'auparavant - , ni les villes ravagées - avec du temps et de l'attention, tout se rebâtirait, s'améliorerait même - ni d'avoir fini la bataille seule, sans véritable soutien affection, ni par la maigre menace que laissait peser Ultimecia malgré sa mort. Non, vraiment, ça n'était apparemment rien d'important comparé à tout cela. La disparition, ou la simple absence, de Seifer, l'ancien chevalier de ces dames les Sorcières, lui causait le plus grand mal. La plupart s'en accommodait bien vu son comportement imbuvable d'antan et ses actes horribles durant la guerre, mais Quistis, avait cru en lui comme elle avait cru en Edea: aucun n'étaient foncièrement mauvais à ce point. Seifer avait été aveuglé par de grandes illusions et manipulé sans considération. Edea s'était laissé faire en toute conscience, simplement guidée par son instinct maternelle: la vie de ses "enfants" avait bien plus d'importance que la sienne à ses yeux. Ils n'avaient été que les marionnettes d'Ultimecia, cette infâme créature qui avait ravagé le monde petit à petit en se cachant en l'âme d'un autre, quelqu'un de faible d'esprit, quelqu'un d'aveuglé par ses incommensurables désirs de vengeance, de protection, de s'imposer tout simplement...ou de sauver des âmes pures.
Oui, malgré tout ce que Seifer avait fait subir au monde entier par simple faiblesse, elle ne lui en voulait pas. Elle lui pardonnait tout, car elle restait une femme humble, pleine de bonté et de générosité, malgré sa carapace acérée. Et même si durant des années, il l'avait fait souffrir, la provoquant sans cesse, aussi bien dans leur enfance à l'orphelinat qu'il y a quelques temps encore à la BGU, durant ses cours, de tout son coeur, elle effaçait à elle seule tous ses méfaits. Oui, elle l'avait vaillament supporté le Seifer d'antant: fier, hautain, exécrable. Même lorsqu'il l'humiliait ouvertement dans son propre cours, qu'il l'attaquait verbalement dans les couloirs, qu'il se moquait de sa vie privée auprès de tous. Et même après, alors qu'il avait instauré un début de terreur, qu'il avait voulu tous les tuer, peu importe leurs liens, elle avait continué à le porter dans son coeur blessé. Parce qu'il avait animé sa triste vie, parce que, malgré sa récente domination psychique, il était d'une intelligence remarquable lui permettant de rivaliser avec elle, parce qu'elle le savait en quête d'attention. Comme elle. Même si, durant chaque conflit l'opposant à Squall, elle se préoccupait principalement du brun, sa vraie inquiétude allait toujours au blond qui repartait en rage. Et seul. Certes, Squall avait accaparé son coeur quelques instants, juste parce qu'elle aimait les défis et qu'elle savait qu'elle ne l'aurait jamais, mais il ne l'occupait jamais vraiment. Il n'y avait bien que Seifer qui la faisait râler à longueur de journée, qui savait la faire sortir de ses gonds avec de simples mots, qui lui donnait tant de matière à réfléchir tant son cas était particulier. Le seul qui lui donnait un véritable "divertissement". Depuis la guerre, il avait tout bonnement disparu, personne ne savait où il se terrait en attendant que la colère des gouvernements retombe. C'est qu'il en avait posé des problèmes avec ses idioties. Quistis ne put retenir un faible sourire: Seifer avait toujours posé des problèmes avec ses idioties; peu importe la personne, le lieu , le moment, il agissait à sa guise...Et très généralement envers les autres. Brusquement, elle se dit qu'il pouvait tout aussi bien être mort, personne ne savait rien de son état et ne l'avait vu depuis deux mois. Son coeur se serra à cette idée, son coeur déjà si fragile: personne ne s'en préoccupait, mais à elle, il lui manquait.
Quistis se tourna vers son petit réveil, se frottant les bras vigoureusement à cause de la glace de son coeur qui prenait à présent possession de son corps. Son portable était posé juste à côté, elle s'en empara fébrilement, pensant l'appeler pour avoir de ses nouvelles. Stupide. On n'appelait pas son ancien élève, de surcroît ancien ennemi, en plein milieu de la nuit. De plus, vu leur misérable relation -malgré ces deux fameuses nuits- , il ne risquait pas de répondre à son ancienne professeur qu'il appelait communément la Vierge Effarouchée ou bien le Glaçon. Et l'appeler n'arrangerait pas son image, elle risquerait même de passer pour une conspiratrice rien qu'en lui parlant. Pourtant, elle avait horriblement besoin de sentir sa présence auprès d'elle, peu importe les paroles blessantes et agressions morales, elle voulait juste le voir. Au moins, si elle l'avait auprès d'elle, elle se sentirait exister, peu importe la manière, mais elle serait concrètement Quistis Trèpe, la Reine des Glaces. Ce n'était même pas la peine de penser à l'appeler, vu la tournure qu'avait pris les évènements au final, il ne devait même plus avoir de téléphone, si ce n'est même une vie. Déçue, et toujours plus inquiète, elle jeta négligemment son LG sur la table de nuit avant de se retourner vers la place vide à ses côtés. La blonde fit courir ses longs et fins doigts sur le drap blanc, aussi froid que sa peau de porcelaine, la pensée que quelqu'un devrait se trouver là à la rassurer, lui faire oublier cette partie de sa vie, lui martela l'esprit. Mais elle finit par comprendre. Avant, sa solitude ne la dérangeait pas, elle s'en arrangeait même très bien pour faire ce que bon lui semblait, mais là, cela devenait trop lourd à porter....Quasiment 19 interminables années, une véritable torture, à porter seule ses sentiments et à se tenir droite, infaillible. Comme une machine. C'était l'absence de Seifer et de sa mesquinerie qui lui en avait fait prendre conscience. Parce que quand il était là, elle n'avait pas réellement le temps de penser à elle, même s'il ne cessait pas de la provoquer au sujet de sa triste routine. Pour en arriver à ouvrir les yeux sur son pauvre sort grâce à cet idiot signifiait clairement qu'elle avait touché le fond...Où qu'elle n'en était pas loin.
Quistis sentit le coeur lui remonter au bord des yeux, prêt à noyer son visage angélique, elle tenta d'inspirer un bon coup pour se calmer et y parvint grâce à une dizaine d'années de pratique. Elle avait réellement un mental d'acier. Mais il commençait à faillir sous la forte pression de la glace devenue son châtiment personnel pour ne pas avoir profité de la vie à sa juste valeur, se rabattant sur son travail comme une forcenée. Même si elle avait participé à la clôture de cette grande guerre, elle avait manqué toute sa vie auparavant, laissant le temps couler indifféremment sur elle, comme la pluie sur les épaisses fenêtres de sa salle de cours. Et elle s'en voulut ne pas avoir donné plus, la seule chose qui avait mérité son attention avait été son travail...Mais à présent elle n'était même plus institutrice. Elle n'était plus rien. Car une personne ne peut être sans l'appui fiable de gens chers. Oh oui, elle avait ses amis bien sûr...Mais ils ne savaient pas, et ne voulaient pas savoir ce qu'elle cachait si précieusement. S'ils avaient su, ils auraient certainement fuit. Alors autant souffrir en silence pour maintenir son peu de vie sociale.
L'ancienne institutrice s'assit lentement, le corps engourdis par ce froid psychologique qui la tenait prisonnière depuis toujours. Avec lui, la glace s'était quelque peu fendue pourtant. Tout le monde finit par craquer, dans tous les sens du terme, avec un homme aussi atroce dans sa fierté et sa beauté. Aujourd'hui, la flamme s'était éteinte avec cette guerre: même si il était dans le clan adverse, elle avait secrètement continué à placer son espoir en lui; son espoir d'être assistée par un tel homme, qu'il lui apprenne tout ce qu'il lui avait échappé en 18 ans, lui qui connaissait déjà tout. Si elle le revoyait, rien qu'une fois, elle reprendrait certainement goût à cette vie acide et pourrait au moins faire semblant auprès de ses amis. Ce fut donc avec cette nouvelle détermination qu'elle sauta de son lit et fila se préparer pour se rendre à Balamb: là-bas, elle était certaine de trouver Fujin et Raijin, les meilleurs et seuls amis de son ancien élève. Peu importe l'heure, elle ne pouvait pas se laisser mourir à petit feu dans cette chambre glacée. Peu importe le temps et les efforts que cela prendrait, elle était prête à tout pour le retrouver, s'il était toujours de ce monde, et se donner une raison de continuer à vivre. Ils se détestaient clairement, mais leur solitude et leur détermination les rapprochaient indéniablement. Et elle avait besoin d'être proche de quelqu'un qui comprendrait cette amertume.
--------------------------------------
Voilà donc ce premier fragment, relater par mes soins. Comment le trouvez-vous?
Elena *la larme à l'oeil et totalement avachie sur Yazoo*: Quistis tu ne m'avais jamais dit que ça allait mal à ce point! Tu as toute ma compassion!
Quistis: 'Lena...T'es stupide ou tu le fais exprès? Mu' à dit que cette histoire n'avait aucun lien avec maintenant. Nous au Honey Bee Manor et l'histoire = rien à voir. Compris là?! Mais merci, c'est vrai que je me touche moi-même...Et pourquoi c'est moi qui souffre d'abord?! è_é
C'est ainsi, on ne peut pas faire marche arrière. Taisez-vous et laissez parler nos invités au lieu de pleurnicher...
Yazoo : Moi j'aimerais savoir si la Quistis de l'histoire va bouger son c*l pour se tirer d'affaire...?